LE BRETON D. Signes d'identité. Tatouages, piercings
et autres marques corporelles, Paris, Métailié 2002,
226 p., 18 euros.
Les jeunes générations sont friandes de ces marques
corporelles qui soulèvent nombre de débats dans les
instances de la santé public ou troublent les parents : tatouage,
piercing, stretching (élargissement du piercing pour y mettre
une pièce plus volumineuse), scarifications, cutting (inscription
de figures géométriques ou de dessins à l'encre
sur la peau sous forme de cicatrices ouvragées grâce
au scalpel ou à d'autres instruments tranchants), branding
(cicatrice en relief dessinée sur la peau par l'application
au fer rouge ou au laser d'un motif), burning (impression sur la peau
de d'une brûlure délibérée, rehaussée
d'encre ou de pigment), peeling (enlever des surfaces de peau), implants
sous cutanés (incrustation de formes en relief sous la peau).
En quelques années, ces nouveaux usages ont renversé
les anciennes valeurs négatives qui leurs étaient associées.
Le corps est investi comme lieu de plaisir dont il faut affirmer qu'il
est à soi en le sursignifiant, en le signant, en le prenant
en main. David Le Breton analyse les significations de ces marques
corporelles dans le contexte de nos sociétés contemporaines
en s'appuyant sur une vaste enquête touchant plusieurs centaines
de jeunes.
|présentation de l'éditeur|