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COLLOQUE

International Conference on Gender, Health and Development: 26 - 28 octobre 1990, Amsterdam, organisée par la Society for Medical Anthropology Research and Theory (SMART), P.O.B. 536, 2100 AM Heemstede, Hollande.

Les thèmes abordés lors de cette rencontre concernaient les centres d'intérêt traités habituellement en anthropologie médicale. La finalité de ce meeting était avant tout de mettre en relation des personnes intéressées par la thématique des soins et du développement, mais surtout, au-delà des communications inhérentes à ce genre de congrès, de pouvoir réaliser un centre d'échange d'informations au niveau européen qui permettrait à des types de recherches très variées de s'enrichir mutuellement.
Parmi celles-ci, je voudrais citer quelques interventions qui m'ont semblé tout particulièrement intéressantes:
Tout d'abord, une excellente présentation de Catherine Bijleveld, de Leiden (Hollande), concernant l'évaluation des soins de santé chez des femmes appliquant les pratiques de clitoridectomie et d'infibulation.
Mike Singleton, de Louvain, présenta un travail de plusieurs années en Tanzanie, sur le wakamando, qui correspond à une cérémonie d'adorcisme proche du n'doep sénégalais.
Ines Smeeth, de La Haye, rappela les principes fondamentaux du planning familial en Indonésie et ses conséquences sur la condition féminine dans un pays musulman.
Alanagh Raikes, du Sussex, argumenta sur une étude de cas concernant les stratégies établies par les femmes contre des violences dans un contexte d'acculturation au Kenya.
Janet Price, de l'école de médecine tropicale de Liverpool, fit une communication sur les programmes de développement et d'éducation sanitaire de la dernière décade en ce qui concerne leurs conséquences sur la situation de la femme.
Près d'une quarantaine de communications furent proposées à l'attention des participants au nombre d'une centaine, venus de la plupart des pays européens.

Au total, l' impression générale que m'a laissée cette rencontre a été très favorable. Elle a permis aux participants dans un second temps de faire le point sur la situation de l'anthropologie médicale dans les différents pays d'Europe, et la conclusion générale fut marquée par l'espoir de voir un jour se constituer une société européenne d'anthropologie médicale, de façon à pérenniser la pluriculturalité, et à développer ce type d'échanges, nécessaires pour une meilleure diffusion des connaissances établies. D'autre part, pour des étudiants, il me semblerait intéressant de réaliser une cartographie européenne des différentes structures et instituts où s'établit la recherche dans le domaine des rapports entre santé et culture.

J.L. Nahel