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COLLOQUE Orifices du corps : Traversées
anthropologiques. 25-26 Octobre 2001, Université des Sciences
Humaines de Strasbourg. Ces journées d'études ont été
organisées par le groupe de réflexion "Symbolique
du Corps " qui fonctionne depuis plus de dix ans à Strasbourg
et tient tous les deux ans un séminaire sur l'anthropologie du
corps. Cette année, il s'agissait de rassembler plusieurs contributions
portant sur les orifices, souvent dispersées dans des travaux
de recherche aux thématiques plus larges. Les orifices naturels
ne sont pas les seuls à avoir été abordés
puisqu'il a aussi été question d'orifices artificiellement
créés, d'ouvertures du corps qu'il faut fermer ou d'orifices
symboliques. Des orifices symboliques apparaissent en divers endroits
du corps dans les cultes afro-brésiliens ; certains étaient
fermés et d'autres ouverts dans une logique de communication
avec les orixà lors des rituels de possession (Ming Anthony).
En Mongolie, c'est au contraire la crainte de la perte de l'âme
qui détermine certaines pratiques, lorsque des orifices s'ouvrent
spontanément tels que la fontanelle et les pores de la peau,
en particulier chez les accouchées (Isabelle Bianquis) ou lors
de l'ivresse (Gaëlle Lacaze). La communication avec des êtres
surnaturels comme les anges se fait au travers d'orifices constamment
ouverts comme les yeux, les oreilles ou le nez (Barbara Vonfelt). Dans
d'autres cas, les yeux sont le lieu de passage entre deux mondes, en
particulier entre le virtuel et le réel chez les internautes
(Michel Nachez). |